Aliette Griz

(c) Samy Soussi

Je suis né.e avant Internet. Je possède une bibliothèque souvent oubliée pour scroller.

Installé·e à Bruxelles, ville point de repère de ce qui se joue au présent, je m’intéresse au quotidien et aux questions collectives. Comment garder les yeux ouverts sur ce qui nous entoure pour envisager de sortir du consumérisme et de se lier politiquement pour lutter ou s’amuser, en laissant de la place à l’éphémère ? 

Auteur·e, Mèr·e, Médiateurice, Animateurice, réalisateurice, je cherche ce qui rassemble les tentatives, plutôt que d’isoler des étiquettes.

En 2024, Domousse, performance poétique pour bébés conçue avec Elise Péroi en tisseuse de jardin, et des poèmes griz, devient un livre avec des aquarelles, publiés aux Editions Midis de la poésie.

En 2022 paraît Co-naître, 22 mises au monde, un projet imaginé comme une collection de voix qui ont des choses à dire ensemble, publié aux Editions Academia.

Avec des contributions de :
Elodie Antoine, Christine Aventin, Rokia Bamba, Pascale Barret, Marielle Belleville, Anne Camets, Graziella de Michele, Stéphanie de Morant, Binta Diallo, Léïla Duquaine, Eva Gerbeau, Fatima Germouche, Aliette Griz, Anne Guinot, Jean-Philippe Hautbois, Cécile Helleu, Alexei Nilitch Kirilov, Mathilde Lauret-Kempf et Biljana Lauret, Louise Maisons, Clothilde Mathiot, Juliette Mogenet, Frédéric Rémond. préface : Noura Amer.

En 2022, Plier l’hier devient un livre de poésie, publié aux Editions Tétras-lyre, avec des dessins de Flise.

En 2021, un frère se fait la malle, sans laisser de scénario de sortie crédible. Un coup dur qui permet de reparamétrer des choses, à défaut de réparer. Adoption du pronom iel.

En 2019, je (co)réalise un film documentaire, Ali & Aliette, projeté, notamment, lors du Festival Cinéma Méditerranéen et on publie « Maman, je suis un réfugié » écrit à quatre mains avec Ali Talib, deux projets qui se répondent sans se paraphraser.

Je lis sur demande. Un peu partout. En juin 2022, j’ai été invité·e aux heures sauvages du Centre Wallonie Bruxelles, pour le Marché de la poésie de Paris et en 2016, j’ai représenté la Belgique à la Nuit de la littérature à Paris.

Depuis septembre 2016, je fais partie des Quenouilles.

En 2014, j’ai publié un bookleg, C’est tramatique, une étape nécessaire pour trouver d’autres passagers et envisager des parcours.

Une correspondance plus habituelle que d’autres m’a mené·e vers les Midis de la Poésie, où j’ai initié le projet du #poesielab. Un laboratoire d’expériences et de rencontres où la poésie est un outil collectif qui permet d’écrire ensemble. Une série de publications fait trace : La Charte des belles sorcières, Quel soleil nous attend, Si Magritte était…, Ecoutez les phénix, Eurydice et Leïla, Tu t’inquiètes de toute querelle, etc., co-écrits avec des apprenant.e.s en français, des élèves du secondaire, des enfants, des personnes âgées, des femmes et des hommes de la ville et de la campagne,  des poète.sse.s de partout.

D’autres wagons anonymes sont encore disséminés sur la toile. Des tweets, des commentaires, des coeurs. Des prises de positions qui permettent de dire non aux politiques d’opression, notamment aux côtés de la Voix des sans papiers de Bruxelles.

En 2012, j’ai emprunté la ligne du (feu) Réseau Kalame et commencé à animer des ateliers d’écriture.

Tant de débuts sur tant de blogs disparus, sauf celui-ci.