La soupe est bonne

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#EncoreUnePhotoPriseAvecUnTéléphoneDansUnLieuDArt

Il y a des soirs où les gens ne lisent pas, ils parlent. Ça s’appelle une rencontre littéraire.

Presque tout le monde présent « écrit », avec plus ou moins de succès. Et avant d’y aller, on sait que ça en fera des egos à gérer, au moins autant, voire plus (la bipolarité est un argument du génie) que de participants. Mais une fois sur place, souvent, tout le monde est gentil et c’est moins grave qu’une assemblée politique ou une réunion de famille, et oui on peut tous parler en même temps et ne pas écouter, publiés ou pas, c’est l’occasion de faire la roue (et si vous n’avez jamais trouvé qu’un paon qui vous montre ses plumes, c’est beau, et bien c’est que vous avez trop peur de ce qui vous dépasse, et il n’est pas trop tard pour lui accorder de vous époustoufler). Et c’est là, au milieu d’autres non-confidences bienveillantes, que j’apprends que cet homme qui a l’imminence d’un succès à dévoiler (et les cordes pour le faire : on entendra parler de lui) est le père nourricier de sa famille. Il ne peut pas sortir tous les soirs, parce que sinon, ses enfants auront faim. Chez lui, tout le monde aime sa cuisine et il se sent investi de cette sorte de mission de nourrir, parce que la faim et la reconnaissance du ventre, c’est quelque chose. Et même si autour, avant, après, ça fuite de tout ce qui est, sera ou pas écrit et comment ça sera communiqué, ça fait comme une parenthèse de l’amour qui s’avale entre les bouchées, de ceux que nous aimons.

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