Joirage

 

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Mort, ne marie pas les femmes avec l’éternité

Mort, ne couche pas les corps d’enfants sur les routes

Mort, je te hais pour tes alliances

Tes face à face avec la vermine

 

Une fille qui grandit, quelle histoire

Tu lui donnes des petits pieds menus

Une couette

De la peau qui prend volontiers la poussière

 

Mort, tu ne sais pas écouter les femmes

Ni les enfants

J’ai entendu des chants étouffés

Pendant onze minutes

 

L’enfant fait de la balançoire tant et plus

Monte sur des genoux, coupe une herbe

Tourne sur elle-même

Tant que le temps ne l’a pas attrapée

 

Mort, tu n’es pas une bonne mère

Tu n’as pas compris Semira

Tu n’as pas protégé Mawda

Tu as laissé faire tes maris

 

Et si elle n’en voulait pas des non-dits

De la main qui serre et des voiles couvrants

Et si sa bouche soufflait des bulles d’évasion

Une mauvaise tête bien faite

 

Mort, tu négliges les Panthéons

Des suppliciées

Ton indifférence sera notre loi goujate

Notre baiser d’adieu ?

Un crachat à ta face de coussin

 

Le délire est lancé

Elle sera pleinement vivante

Ses pieds grandis danseront pour rien

N’importe quelle nuit dans une ville choisie

 

Tu tues de toutes tes mains

Mains nues mains armées

Mains seules mains accompagnées

Tu tues

 

Elle n’aura pas toutes les chances

Mais les prendra toutes

C’est une promesse à lui faire

Elle te lance des baisers morsures, si tu veux

 

Mort, si tu crois que les chants se tairont

Pour te permettre de recommencer

D’étouffer Tirer Mentir Ruiner l’avenir

Cœurs stoppés, corps couchés sous des terres vendues

Mort, si tu nous entends,

Dis-toi que nous aussi, nous étouffons

De joirage

 

 

véronique janzyk m’écrit ses débuts

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On parle, on écrit, on lit et on croise autre chose que les doigts, parfois (les mots, par exemple).

Véronique Janzyk m’a écrit ses débuts. ça donne un peu envie de faire un petit tour de tout ce qui pourrait se raconter si vous étiez gaucher ou droitier, si vous aviez des cahiers et comment ça s’étale les souvenirs, avis aux âmes auteurs…

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Il faut prendre son temps : Roger Caillois

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©EncoreUnePhotoPriseAvecUnTéléphoneDansUneRue

Éloge du labyrinthe infini, un portrait de Roger Caillois (1913-1978) Conférence des Midis de la poésie  de Christophe Van Rossom

Lectures de Antoine Motte dit Falisse

Ceux qui ont fait des études se souviennent peut-être de la relative ivresse qu’il y a à se plonger dans une œuvre, et à évoluer à l’intérieur avec la familiarité de celui qui en connaît les articulations, les légers changements de cap qui vont permettre à une théorie d’évoluer, le tout finissant par se digérer en une belle monographie critique, avec quelques concepts clefs. Poursuivre la lecture « Il faut prendre son temps : Roger Caillois »

Quelques mots collés les uns aux autres à collectionner

aliettegriz.com
aliettegriz.com

©EncoreUnePhotoPriseAvecUnTéléphoneDansUneSalleDeBain

Autour de la rencontre Antoine Wauters / Nathalie Skworonek à la Foire du livre : Max, apparences, Nos, mères, réinvention, guerre, numéro, enfant, Proche-Orient, adoption, où ?, résonnance, parler, se taire, soutenir, décrocher, raconter, mentir, trahir, souvenir, Berlin, dispersion, mort, voyage, impatience, obsession, vite, trop, contradictions, état, changement, réparation, littérature, résilience, Nietzsche, acquiescer, accepter, douloureux, consolation, absence, réalité, éducation

Un homme et une femme

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©EncoreUnePhotoPriseAvecUnTéléphoneDansUnParc

À la Foire du livre de Bruxelles, il y a une rencontre entre deux auteurs, un homme et une femme, à propos d’un livre écrit par une femme qui parle d’un homme et celui de l’homme, parle de femmes. Les deux auteurs ont tous les deux aimé le livre de l’autre. Et on se dit que ce serait plus simple si tout était toujours aussi symétrique, du point de vue de la facilité à se côtoyer, sauf que rien ne l’est, et les livres en question, sont aussi d’accord là-dessus.